Hier, ma fille de 14 ans m’a montré un commentaire sous sa vidéo TikTok. Pas une insulte. Pas un emoji moqueur. Juste : « Courage, tu vas y arriver ». Elle était choquée. Genre vraiment.
C’est fou quand même.
Quand un acteur fait le buzz avec un mot
Philippe Torreton a sorti une phrase qui tourne en boucle : « Le plus grand acte de résistance, ça sera la bienveillance ». Perso, j’ai tiqué. La résistance ? La bienveillance ? Dans la même phrase ?
Mais franchement, il a pas tort. On est tellement habitués à la violence des échanges en ligne que quand quelqu’un est sympa, on se demande ce qu’il veut vendre. C’est même un peu le cas sur Europe Fortune Casino où (c’est assez rare pour être noté) les joueurs s’entraident vraiment dans le chat, sur le site europe-fortune-casino.site, sans se clasher toutes les deux secondes.
Le truc, c’est que la bienveillance devient presque subversive. Être gentil sur Twitter ? T’es suspect.
Les marques qui surfent sur la vague
Le marketing s’y met aussi. « Marketing positif », « publicité bienveillante »… Des termes qui sonnent un peu bullshit corporate, je vous l’accorde. Mais certaines campagnes fonctionnent vraiment.
Au lieu de taper sur la concurrence ou de jouer sur la peur (« Achetez maintenant ou vous allez rater votre vie »), des marques tentent autre chose. Messages positifs. Encouragements. Communauté.
Ça marche ?
Apparemment oui. Les taux d’engagement explosent quand tu arrêtes de prendre les gens pour des cons.
Des exemples qui cartonnent
- Les campagnes qui valorisent les échecs (« C’est ok de se planter »)
- Les pubs qui montrent des vraies personnes, pas des mannequins photoshopés
- Les marques qui répondent avec humour aux critiques
- Les entreprises qui assument leurs erreurs publiquement
La clé ? L’authenticité. Les gens sentent le fake à 10 kilomètres.
Star Academy : quand les mères s’en mêlent
La mère d’Ambre (candidate de la Star Ac) a lâché une phrase qui résume tout : « Ça tire à balles réelles ». Elle parle des commentaires sur sa fille. Des attaques gratuites. Du lynchage pour un dièse mal placé.
Son appel à la bienveillance, c’est pas juste une maman qui défend sa fille. C’est le ras-le-bol général face à la violence gratuite en ligne.
Les émissions de téléréalité cristallisent tout ce qui va pas sur internet. Harcèlement. Menaces. Doxxing. Pour quoi ? Pour des gens qui chantent à la télé.
C’est débile.
Le prix de la visibilité
Être visible en ligne, c’est s’exposer. Mais là, on atteint des niveaux de violence absurdes. Des gamins de 20 ans qui reçoivent des menaces de mort parce qu’ils ont mal chanté du Céline Dion.
La bienveillance, dans ce contexte, c’est presque de la légitime défense.
La politique s’y met (si si)
Vincent Sevestre lance sa liste « Bienveillance 2026 » pour les municipales. OK, c’est peut-être du marketing politique. Mais le fait qu’un candidat mise sur ce mot, ça dit quelque chose.
Même en politique nationale, ça bouge. Un ministre qui cherche « la bienveillance des socialistes » pour faire passer une réforme… On est loin des coups de gueule à l’Assemblée.
La bienveillance devient un argument politique. C’est nouveau. C’est bizarre. Mais pourquoi pas ?
Pourquoi maintenant ?
On sort de plusieurs années compliquées. Covid. Guerres. Inflation. Anxiété généralisée. Les gens en ont marre de se taper dessus.
La fatigue de la colère, c’est un truc réel.
J’ai un pote community manager qui me dit : « Avant, les posts qui marchaient le mieux, c’était ceux qui énervaient les gens. Maintenant, c’est ceux qui les font sourire. »
Les chiffres parlent
- Les contenus positifs génèrent 40% de partages en plus
- Les communautés bienveillantes gardent leurs membres 2x plus longtemps
C’est pas juste du feel-good. C’est rentable.
Comment on fait concrètement ?
Être bienveillant sur internet, c’est pas compliqué. Mais ça demande un effort conscient.
Quelques trucs qui marchent :
- Relire son message avant de poster (révolutionnaire, je sais)
- Se demander « Est-ce que je dirais ça en face ? »
- Donner le bénéfice du doute
- Éviter les généralisations débiles
- Reconnaître quand on s’est trompé
C’est basique. Mais apparemment, c’est pas évident pour tout le monde.
Les limites du truc
Attention. La bienveillance, c’est pas être un paillasson. C’est pas accepter n’importe quoi. C’est pas fermer sa gueule face aux injustices.
C’est juste arrêter d’être un connard gratuitement.
Y’a des moments où il faut gueuler. Y’a des combats nécessaires. Mais on peut les mener sans devenir ce qu’on combat.
La nuance. Ce concept oublié d’internet.
Les dérives possibles
- La bienveillance performative (« Regardez comme je suis gentil »)
- Le tone policing (« Soyez plus gentils quand vous dénoncez le racisme »)
- La toxic positivity (« Souriez, ça pourrait être pire »)
- L’instrumentalisation commerciale
Comme toujours, un concept cool peut devenir toxique si on en abuse.
Et demain ?
Je sais pas si la bienveillance sur internet va durer. Les modes passent. Les trolls reviennent toujours.
Mais peut-être qu’on garde quelque chose. Une petite graine. L’idée qu’on peut discuter sans s’insulter. Qu’on peut pas être d’accord sans se détester.
Ma fille continue de poster ses vidéos. Elle a maintenant une petite communauté qui la soutient. Des gens qu’elle connaît pas mais qui prennent 10 secondes pour être sympas.
C’est pas grand-chose. Mais c’est déjà ça.